Chronique «La communication interculturelle»

L’Université Laval est un milieu multiculturel où se côtoient tous les jours de nombreuses personnes d’origines diverses. En y faisant vos études, vous êtes appelé à communiquer, non seulement avec vos collègues, professeurs et voisins québécois, mais aussi avec des gens provenant de plus de 100 autres pays.

Communiquer efficacement avec autant de gens d’horizons différents n’est pas toujours aisé puisque de nombreux aspects de la communication sont dictés par la culture. Bien entendu, la langue, l’accent, le sens de certains mots et de plusieurs expressions divergent selon les pays. À cela s’ajoutent des éléments plus subtils tels que l’intonation ou le ton de voix. Quand est-il approprié de hausser le ton de voix ou de chuchoter dépend non seulement du contexte, mais des règles non écrites de la communication.

Il ne faut également pas oublier que la communication entre deux personnes ne se limite pas à la communication verbale. La communication non verbale est tout aussi importante; les gestes et les expressions faciales sont des éléments cruciaux de la communication et le sens donné à ceux-ci varie selon la culture.

À l’exception de l’expression faciale des émotions de base (la joie, le rire, la colère, l’angoisse, la peur ou le sourire) qui est passablement universelle, la communication non verbale varie beaucoup d’un peuple à l’autre. Par exemple, la poignée de main ou la bise ne se font pas partout ni de la même manière. Les règles implicites concernant le toucher entre les interlocuteurs ou encore le contact visuel entre deux personnes sont aussi des conventions sociales qui ne sont pas universelles. Ce qui est poli pour l’un peut être impoli pour l’autre.

Comment vous y retrouver?

Il est impossible de mémoriser toutes les particularités de chaque peuple, mais certains comportements et attitudes peuvent vous aider à mieux communiquer et ainsi faciliter vos interactions et vos relations avec des gens de tout horizon.

Une première étape est de mieux vous connaître vous-même et votre culture, de comprendre comment vous communiquez et d’être capable d’identifier et de nommer ce qui vous tracasse. Il vous faut exprimer vos malaises sans juger ou attaquer l’autre. Dans un deuxième temps, chercher à comprendre le cadre de référence des autres, leur culture et leurs émotions. Vous pouvez être choqué ou brusqué par les attitudes de certaines personnes sans que celles-ci veuillent, ni même sachent, que leurs actions vous blessent. Demandez des clarifications à votre interlocuteur. En cherchant à comprendre le sens d’un mot ou d’un geste pour l’autre, vous éviterez bien des malentendus.

Si vous êtes un étudiant étranger et que vous éprouvez des difficultés à comprendre les normes et les mœurs de la culture québécoise, vous pourrez trouver de multiples informations sur l’onglet Communication et valeurs québécoises du site du Bureau de la vie étudiante. Vous pouvez également vous inscrire au Programme de jumelage des étudiants étrangers, afin de rencontrer des étudiants qui vous permettront de discuter de la culture dans laquelle vous êtes plongés et de mieux la comprendre. Ce programme permet en retour aux étudiants actuels de l’Université Laval d’être sensibilisés à la diversité culturelle.

Voici quelques autres trucs pour communiquer plus aisément avec une personne d’une autre culture: parlez plus lentement, évitez les acronymes et les expressions typiques de votre région, assurez-vous régulièrement de la compréhension de votre interlocuteur, soyez flexible et soyez tolérant à l’ambiguïté.

Si le français n’est pas votre langue maternelle, nous vous conseillons d’oser, de parler le plus régulièrement possible en français et de ne pas vous attarder trop longtemps sur vos erreurs. Plus vous parlerez, plus rapidement vous maîtriserez cette nouvelle langue. Et finalement, souriez. Il n’y a rien de mieux pour faire disparaître les tensions.

Sur ce, nous vous souhaitons bien du succès dans vos communications interculturelles.