Mythes et réalités de la dépression saisonnière

Dans les pays nordiques, les mois de novembre à février sont propices à une dépression temporaire et légère, désignée par la médecine comme un «trouble affectif saisonnier». Certaines personnes vivent ce malaise plus intensément, mais sachez qu’il existe toujours des solutions pour tenter d’y échapper!

Cause
La principale raison de ce malaise est le manque de lumière naturelle. À cette période de l’année, les journées sont plus courtes et les heures d’ensoleillement diminuent, ce qui fait en sorte que la luminosité est considérablement écourtée en durée et en intensité. La lumière, en contrôlant des fonctions du corps comme les cycles de sommeil et la sécrétion d’hormones, joue un rôle considérable dans la régulation de l’horloge biologique interne du corps humain et dans votre bien-être. Plusieurs personnes accuseront l’hiver québécois, qui peut paraître interminable, et le froid qui y règne, pour leur mal-être. Pourtant, ce n’est pas au froid, mais bien au manque d’ensoleillement que le corps réagit.

Symptômes
Les symptômes apparents de cette déprime sont une fatigue chronique, de l’hypersomnie, un état de somnolence dans le jour, une irritabilité, une tristesse incontrôlable, un degré de stress plus élevé qu’à la normale, une baisse de productivité, un gain de poids ainsi qu’une tendance générale à l’isolement. Ainsi, si vous remarquez que quelqu’un de votre entourage semble plus distant, irritable ou critique pendant cette période de l’année, vous pouvez déduire qu’il est probablement affecté par ce changement de luminosité. Heureusement, les symptômes de la dépression saisonnière disparaissent progressivement à l’arrivée du printemps ou spontanément lors d’un voyage dans une contrée plus ensoleillée. C’est entre autres pourquoi plusieurs Canadiens planifient une semaine « dans le Sud » en hiver pour renouer avec le soleil et les vitamines qu’il nous aide à générer!

Comment s’en sortir?
Une autre manière de contrer les effets de cette déprime saisonnière est de profiter du soleil hivernal en sortant à l’extérieur le plus souvent possible: soit pour une simple marche, soit pour pratiquer un sport d’hiver (ski, raquette, patin, motoneige, etc.). Le BVE organise plusieurs activités de ce genre tout au long de l’hiver.

Finalement, si vous êtes profondément affecté, il est important de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic. Le Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval peut aussi vous offrir un soutien psychologique en cas de besoin. Enfin, voici quelques trucs pour apaiser les symptômes ou même les éviter.

• Marchez à l’extérieur chaque jour, même s’il fait froid! L’éclairage intérieur est loin de suffire à vos besoins.
• Laissez les rideaux ouverts pour permettre aux rayons du soleil de pénétrer le plus possible.
• Pratiquez un sport d’hiver.
• Vous pouvez également vous exposer quotidiennement à une lampe de luminothérapie, qui imite la lumière du soleil. La Bibliothèque Paul-Aimé-Paiement de Charlesbourg possède d’ailleurs quelques-unes de ces lampes.

Source: www.passeportsante.net