Artiste à découvrir

Geneviève Chevalier

Oeuvre Geneviève Chevalier

Sans titre, 2001, estampe, 46 x 30,5 cm

Née à Québec, Geneviève Chevalier vit et travaille à Eastman en Estrie. En 2002, elle obtient un baccalauréat en arts plastiques à l’Université Laval et en 2005, elle complète une maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia. Depuis 2015, elle détient également un doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal, pour lequel elle a obtenu la bourse J.-A. Bombardier. En 2017, elle complète un stage postdoctoral en muséologie et patrimoines à Université du Québec en Outaouais.

Aujourd’hui, Geneviève Chevalier est commissaire d’exposition indépendante et chargée de cours à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et au Département des lettres et communications de l’Université de Sherbrooke Elle est également spécialiste pour le programme d’intégration des arts à l’architecture du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

En 2002, l’Imageothèque acquiert l’œuvre «Sans Titre». Cette dernière fait partie de la série «Les Poupées», constituée de 12 images numériques réalisées à partir du portrait d’une poupée et porte sur le thème de l’individualité et de la déshumanisation. Par le biais de la médiatisation de l’image et de l’individu, l’artiste souhaite remettre en cause les attentes et les désirs de la société postmoderne.

La démarche artistique de Geneviève Chevalier touche à l’humain, à la sphère publique et aux expérimentations d’art in situ. Elle tente d’élaborer, par le biais de son œuvre, un discours à propos des manipulations humaines sur le vivant. En ayant recours à la fiction et à la mise en scène, elle pose les bases d’une réflexion sur les diverses possibilités d’un avenir humain. L’artiste s’intéresse aussi aux enjeux d’ordre écologique et géographique.

Son travail artistique a été présenté lors de nombreuses expositions collectives et individuelles, notamment au Musée régional de Rimouski et au centre d’art contemporain Optica de Montréal, en 2018. Au cours de sa carrière, elle reçoit plusieurs récompenses pour la qualité de sa recherche artistique: une bourse de la Fondation suédoise Brucebo pour les beaux-arts, ainsi que différentes bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM).

Vous pouvez suivre l’artiste sur son site Web.

Source: Sara Martineau, étudiante à la maîtrise en histoire de l’art